Jump to content
RealTV-News

Sign in to follow this  
Skorpio

La Grosse Equipe (Les Anges, Friends Trip) : les rois de la télé au rabais - Jérémy Michalak attaque "Télérama" en diffamation

Recommended Posts

La Grosse Equipe, les rois de la télé au rabais
 
 
En recyclant vite et à bas coûts les candidats fanés de la télé-réalité, Jérémy Michalak et La Grosse Equipe bousculent le monde de la production. Un système très rentable, mais aux méthodes parfois peu scrupuleuses.
 

Jérémy Michalak vient d'enchaîner deux jours de tournage de Face à la bande avec une côte cassée. Déchaîné, l'humoriste Arnaud Ducret l'a fait valser un peu trop violemment en plateau. « J'ai mal rien qu'en respirant », se plaint l'animateur. Pourtant, hormis de discrètes grimaces hors caméras, sa douleur est quasiment imperceptible. Le serial blagueur vanne sans relâche ses invités, se marre, bondit sur l'estrade.

 

L'enjeu a, il est vrai, de quoi le motiver : après avoir un temps remplacé Laurent Ruquier à la présentation d'On n'demande qu'à en rire et assuré cinq saisons de chronique quotidienne à la table de C à vous, sur France 5, c'est désormais sa propre création qu'anime et produit Jérémy Michalak sur France 2. Une consécration pour sa société de production, La Grosse Equipe : le 18h-18h45 de France 2 est l'une des cases les plus sensibles et les plus convoitées du PAF.

 

Lancé en juillet, le jeu Face à la bande, un poil ringard, confronte une clique de célébrités aux questions de culture générale envoyées par les téléspectateurs, dans l'esprit des bandes à Ruquier. Invités peu fédérateurs, blagues épaisses, manque d'originalité : l'émission peine à trouver son public, réalisant souvent des audiences bien en dessous de l'objectif de 6 % fixé par France 2.

 

Mais pourquoi donc la chaîne est-elle allée chercher un producteur surtout connu pour ses télé-réalités pas très service public ? Le gros carton de La Grosse Equipe, ce sont Les anges de la télé-réalité, qui recycle depuis 2011 les candidats de télé-réalité en tous genres sur NRJ12. Entre torrents de larmes, clashs tapageurs et séances de car wash, l'émission a fait émerger le sulfureux personnage de Nabilla, caricature de la bimbo siliconée... et exploser la notoriété de la société.

 

Pour Nathalie André, directrice des divertissements de France 2,« La Grosse Equipe fait partie de ces jeunes producteurs qui ont compris qu'on n'avait pas besoin d'un plateau de 4 000 mètres carrés pour faire un programme, que la crise était partout et qu'il fallait trouver de nouvelles solutions pour faire de la télé ». Jamais la société n'a produit autant que cet automne : Big jump, un rendez-vous jeunesse quotidien pour Canal J ; la quatrième saison de Hollywood girls, inénarrable série surtout connue pour sa médiocrité ; Friends trip, lancée fin septembre sur NRJ12, Les mini sosies, un prime time pour Gulli, sans oublier la septième saison des Anges de la télé-réalité... Comment la petite boîte s'est-elle rendue à ce point incontournable dans le monde du divertissement ?

 

En 2006, à seulement 26 ans, Jérémy Michalak cofonde La Grosse Equipe avec trois amis rencontrés à mesure qu'il remplit son CV : Thibaut Valès, un ancien journaliste d'i>Télé devenu producteur au début des années 2000, l'animateur Zuméo, croisé dix ans plus tôt à FunTV, et Bertrand Cohen, qui quittera rapidement l'aventure. « Au début, La Grosse Equipe était une petite auberge espagnole, où on essayait de développer et de vendre des idées qui nous amusaient », raconte Thibaut Valès.

 

“Au début, La Grosse Equipe était une petite auberge espagnole”- Thibaut Valès

 

 

Montée avec un capital de 8 000 euros, la société emploie aujourd'hui vingt-deux salariés en CDI et prévoit cette année un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros (décuplé depuis 2010). Elle reste toutefois installée dans de modestes locaux à Boulogne-Billancourt, et Jérémy Michalak aime rappeler qu'il sort toujours lui-même les poubelles sur le tournage des Anges. « On a commencé stagiaires, en apprenant à faire plein de pseudo-métiers, raconte l'animateur-producteur. Je fais les voix off, Zuméo écrit des commentaires, Thibaut peut rédiger un communiqué de presse ou prendre la caméra, s'il le faut. Au départ, c'était une question de coûts, mais on a gardé cette dynamique. »

 

Née avec les nouvelles chaînes de la TNT lancées en 2005, La Grosse Equipe, pur produit de l'explosion du PAF, a d'emblée proposé des programmes low cost pour des chaînes à tout petits budgets. « Nous ne sommes pas venus à la télé-réalité par goût ou par choix, explique Jérémy Michalak. C'est un heureux hasard. » En 2007, la jeune NRJ12 cherche « un programme rigolo, proche d'une comédie américaine pour ados, dans l'esprit American Pie », se souvient Stéphane Joffre-Roméas, ex-directeur des programmes de la chaîne.

 

Il s'agira de 5 Frenchies à Miami, une télé-réalité tournée de manière artisanale où cinq célibataires doivent embrasser le plus de filles possible sous le soleil américain. « J'animais, je produisais, et comme on n'avait pas d'argent pour payer une nounou pour les candidats, c'est moi qui m'en occupais et qui dormais avec eux dans les bagnoles », raconte Jérémy Michalak.

 

Pour NRJ12, qui n'a pas accès à des cata­logues de séries et de films aussi fournis que ses concurrentes W9 (groupe M6) et TMC (groupe TF1), un format original bon marché, c'est la panacée. En 2011, Stéphane Joffre-Roméas désire mettre à l'antenne une émission événementielle pour les dix ans de la télé-réalité, débarquée sur M6 avec Loft story en avril 2001. Le trio de producteurs lui soumet Les anges de la télé-réalité, une idée simple mais maligne : surfer sur la notoriété d'anciens candidats parmi les plus exubérants, les réunir dans une villa luxueuse et agiter sous leurs yeux le « rêve américain ». Un carton immédiat auprès des jeunes et des ménagères.

 

Depuis, La Grosse Equipe est devenue une industrie de recyclage de starlettes fanées – qui, à peine sorties de Secret story, de The Voice ou de Nouvelle star, peuvent espérer prolonger un temps l'ivresse fugace de la célébrité – et décline indéfiniment la même idée : filmer de jeunes gens sexy sur le sable, laisser amourettes et altercations s'enchaîner. Comme dans Friends trip, son nouveau programme alliant road-trip en cabriolet, jeux de plage et engueulades entre amis. « Produire de la télé-réalité, ça me fait rire, commente Jérémy Michalak. Je comprends une partie des critiques, mais ça reste un divertissement. Si on disait qu'il fallait mettre Les anges au programme scolaire de troisième, j'entendrais qu'on nous critique et qu'on nous dise qu'on va les rendre complètement teubés ! »

 

Aprement décriée mais machine à buzz démentielle (les zappings et le Web se délectent des empoignades crétines et des aberrations grammaticales des candidats), Les anges est une marque dont NRJ12 s'est assuré l'exclusivité.

 

Si les trois associés, rois du marketing, ont su imposer leurs concepts télé-réels hybrides en les vendant comme d'incroyables nouveautés, ils ont aussi réussi à produire de gros volumes à bas coûts, dans des délais très serrés. Leurs ex-collaborateurs s'accordent à dire que leur passage au sein de la société a été un véritable tremplin, les propulsant rapidement vers des postes à responsabilités... au prix de conditions de travail éprouvantes. « C'était l'usine, on ne va pas se mentir, raconte un membre de l'équipe des Anges de la télé-réalité 1 et 2. Après avoir en­chaîné deux saisons, j'étais rincé. »

 

“C’était l’usine. Après avoir en­chaîné deux saisons, j’étais rincé”- Un membre de l’équipe

 

 

Depuis, Les anges est devenu une grosse machine, avec deux fois plus de candidats et de temps de tournage. « Ils étaient un peu dépassés : la chaîne ne leur commandait plus vingt épisodes, mais cinquante ! » se souvient un collaborateur. Un autre de préciser que l'équipe tourne « 1,6 épisode des Anges par jour ». Le scénario est écrit à l'avance et évolue en cours de tournage, selon les événements. Le montage et le début de la diffusion se font en parallèle, au fur et à mesure que les rushes sont envoyés au siège de la société. Des méthodes de production hyper rationalisées, réduisant les délais, les étapes de validation et les coûts au minimum, et qui mettent tout le monde sous pression.

 

Un an après le succès des Anges de la télé-réalité, Holly­wood girls débarque sur NRJ12, franchissant une étape supplémentaire dans le principe du recyclage et de la production à moindres coûts. Au menu, une trame chétive – des filles très peu vêtues partent en Californie pour changer de vie –, des intrigues rocambolesques tournées avec trois francs six sous, des bimbos et des bogosses incapables de jouer, catapultés devant la caméra.

 

Dans les coulisses, une toute petite équipe de jeunes scénaristes fraîchement diplômés. Leur (folle) mission : livrer le scénario de soixante-dix épisodes en un mois et demi. Une ossature sans dialogues, qui laisse les interprètes improviser les échanges en plateau. « Pour des non-comédiens, c'est plus simple de s'approprier un semblant d'histoire et de le retranscrire avec leurs propres mots plutôt que d'apprendre un texte, ce qui demanderait des compétences qu'ils n'ont pas », explique Thibaut Valès. Rédiger les dialogues exigerait aussi bien plus de temps et d'argent.

 

Sur les trois premières saisons, les apprentis comédiens ont été confiés à Franck Victor, professeur au Cours Florent et coach scénique, qui a dû appri­voiser l'ego des starlettes et leur apprendre le b.a-ba de la fiction. « On tournait vingt-deux minutes utiles par jour, à partir de scénarios écrits à une vitesse folle, avec des comédiens ultra débutants. Sur Plus belle la vie, deux équipes enregistrent dix à douze minutes utiles par jour », raconte Franck Victor.

 

La quatrième saison de Hollywood girls, bouclée cet été, a été scénarisée par une équipe renouvelée. Pour « faire évoluer le programme, casser le train-train et apporter de la nouveauté », affirme Thibaut Valès. Ou parce que les négociations avec les scénaristes des saisons 2 et 3 ont échoué, ces derniers ayant refusé d'abattre la même somme de travail en étant moins bien payés.

 

Car les méthodes de La Grosse Equipe ne s'embarrassent pas toujours de subtilités. Plusieurs ex-collaborateurs affirment être ­partis en tournage aux Etats-Unis sans visa de travail. « Certains voyageaient avec un visa I [réservé à la production de contenus informatifs, ndrl], d'autres, comme moi, avaient un simple ESTA (1), témoigne l'un d'entre eux. C'était aussi le cas des candidats des Anges de la télé-réalité, qui touchent pourtant un salaire. On leur demandait de dire à la douane qu'ils venaient pour les vacances. »

 

« Toutes les personnes parties aux Etats-Unis pour La Grosse Equipe avaient un visa de travail, se défend Thibaut Valès. On tourne aux Etats-Unis depuis 2008, et si ce n'était pas fait dans les règles, on aurait eu quelques problèmes. » Plusieurs anciens se souviennent pourtant d'un technicien mis en cellule par la douane avec sa caméra lors d'une escale, faute de visa, et désormais interdit de territoire pour plusieurs années.

 

“Ils ne songent qu’à faire des économies, sans réelle gestion humaine”- Un collaborateur

 

 

A en croire les ex-collaborateurs de la société, qui évoquent des « économies de bouts de chandelle », un fonctionnement où « tout est à la baisse », les petits arrangements avec la légalité ne se limitent pas à ces questions administratives. « Pour un mois de travail et 2 200 euros de salaire, ils disent de déclarer qu'on a travaillé du 1er au 15 chez eux, ­versent 1 500 euros et c'est Pôle emploi qui paie le reste », témoigne l'un d'entre eux après avoir travaillé sur plusieurs de leurs émissions. Une pratique assez courante dans le monde de la production audiovisuelle, amplifiée ces dernières années par la crise. « Ils ne songent qu'à faire des économies, sans réelle gestion humaine. Ils ont appris sur le tas, la boîte a pris de l'ampleur, et ils ont voulu continuer à ­bosser comme quand elle était petite. C'est du bricolage. »

 

Les fondateurs de La Grosse Equipe ont créé un modèle de production à bas coût contestable, mais efficace et rentable. Signe de leur réussite, les professionnels passés chez eux sont aujourd'hui convoités par des sociétés concurrentes, désireuses de s'approprier les secrets de fabrication de leurs succès à petit budget. Avec Face à la bande, sur France Télévisions, l'enjeu est de tout autre envergure. Les rois de la débrouille ont-ils atteint cette fois leur limite ? Peut-être : Jérémy Michalak a confirmé ce 22 novembre sur Twitter l'arrêt de l'émission à la fin du mois de décembre.

(1) Autorisation électronique de voyage pour les séjours d'affaires et touristiques dont la durée est inférieure ou égale à quatre-vingt-dix jours.

Par Marie-Hélène Soenen  sur Télérama

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Jérémy Michalak attaque "Télérama" en diffamation
L'hebdomadaire a publié une enquête sur sa société de production, "La Grosse Equipe".
 

Info puremedias.com L'animateur de France 2 à l'attaque. Selon nos informations, Jérémy Michalak a assigné l'hebdomadaire "Télérama" en diffamation. En cause, un article publié fin novembre sur sa société de production, "La Grosse Equipe", intitulé "les rois de la télé au rabais". Dans cette enquête , la journaliste s'intéressait "aux méthodes parfois peu scrupuleuses" de la société pour tourner des formats de télé-réalité à l'étranger, comme "Les Anges", "Hollywood Girls" ou encore "Allô Nabilla".

 

Jérémy Michalak reproche à l'hebdomadaire plusieurs éléments de son enquête qui lui auraient fait perdre des contrats avec des chaînes de télévision, comme un contournement de la loi sur les visas. Selon Télérama, "plusieurs ex-collaborateurs affirment être ­partis en tournage aux Etats-Unis sans visa de travail". L'information est démentie dans l'article par Thibaut Valès, associé de Jérémy Michalak

 

Des témoignages d'ex-collaborateurs

 

Autre information diffamatoire selon le producteur, le témoignage d'un ex-collaborateur affirmant avoir eu son salaire payé en partie par Pôle Emploi grâce au régime de l'intermittence. Enfin, Jérémy Michalak conteste l'information sur un technicien qui aurait été interdit de territoire pour plusieurs années après avoir été "mis en cellule par la douane avec sa caméra lors d'une escale, faute de visa".

Jérémy Michalak a assigné au civil "Télérama", qui a dix jours pour produire une offre de preuves afin de prouver sa bonne foi. Le procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois, probablement fin 2015.

Share this post


Link to post
Share on other sites

1) Je crains que vous ne vous exposiez vous aussi à des poursuites judiciaires pour diffamation en reproduisant l'article litigieux de Télérama.

 

2) Vu la multiplicité des émissions produites par "La Grosse Equipe", je doute qu'un quelconque téléspectateur les ait vues toutes. Donc le commentaire numéro 3 de "Papou" ci-dessus est totalement abusif.

 

Je souhaite que ce genre de page web diffamatoire, relevant du bashing et de l'ignorance (crasse), disparaisse dans les 24 heures. 

 

Merci.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Je souhaite que ce genre de page web diffamatoire, relevant du bashing et de l'ignorance (crasse), disparaisse dans les 24 heures.

 

Quel ton péremptoire. Tu accuses toi même Télérama sans apporter la moindre preuve et tu parles de propos diffamatoires. S'il y a une plainte de Michalak pour la Grosse Equipe, c'est le juge qui dira si c'est diffamatoire ou pas.

 

Je ne fais que rapporter ce qu'en dit l'auteur de Télérama en prenant même le soin de dire plus bas que c'est contesté, histoire de voir ce qui est contredit par le producteur et ce qui ne l'est pas.

 

Ce qu'en dit Papou est simplement son avis. Il ne demande à personne de partager son opinion même si c'est le cas de nombreuses personnes.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Oui, Télérama a dix (10) jours à partir du déclenchement de la procédure pénale pour prouver ses dires. Et vous avez donc 10 jours pour retirer votre page web, car il est plus que vraisemblable que Télérama ne pourra pas prouver ses propos diffamatoires. 

 

En outre, vous êtes de mauvaise foi quand vous dites que Papou ne fait que donner son avis. Ce que je lui reproche, comme dit plus haut, c'est de prétendre que "TOUTES" les émissions produites par La Grosses Equipe seraient "nulles" alors qu'il est impossible pour un téléspectateur de toutes les voir, vu leur nombre. Cette personne MENT donc.

 

Je constate que cette page web est donc uniquement à charge et manque totalement d'objectivité.

 

Si encore vous aviez publié les propos diffamatoires APRES la procédure judiciaire, au cours de laquelle Télérama aurait prouvé ses dires, d'accord. Mais servir de relais à des propos largement contestés - et à des mensonges d'internautes - c'est immoral et inacceptable.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je n'ai pas 10 jours pour retirer la page web. Elle est là et bien là. Si un jour Télérama est condamné (ce dont je doute fortement) je posterais la décision de justice.

 

Ce qui est immoral et inacceptable c'est que tu débarques avec ton esprit sectaire, ta morale à deux balles  et que tu te permettes d'insulter les membres ce qui est contraire aux règles de tous les forums de discussion.

Si la ligne du forum ne te convient pas, que tu ne supportes pas un autre avis que le tien,  personne ne te retient.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Loading...
Sign in to follow this  

  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

×
×
  • Create New...