Après 4 mois d’émission, cette septième édition de la Staracademy touche à sa fin avec, en apothéose, la grande finale opposant Quentin à Mathieu.
Clin d’œil au tout début du concept Staracademy, c’est par un duo unissant nos deux finalistes sur « La Musique », titre qui fut en son temps l’hymne de la toute première promotion, que débute ce prime. Début mitigé : si Quentin s’en sort relativement bien, sans pour autant briller de manière irrésistible, Mathieu me semble à la peine.
Arrivée du premier invité de cette soirée, Johnny Hallyday, pour un duo avec Mathieu sur « Toute la musique que j’aime ». Enfin, quand je dis « duo », c’est du moins comme cela que ça commence. Mais, rapidement, le duo devient collégiale lorsque Quentin et une grande part des artistes invités se joignent à la fête, noyant un peu le pauvre Mathieu qui avait déjà bien du mal à exister en face de Johnny…
Suit un légitime hommage à Henri Salvador, décédé ce mercredi. Hommage rendu sur « Une chanson douce » par Isabelle Boulay, Jenifer, Patrick Bruel et Pascal Obispo, d’une part, et nos deux élèves, d’autre part. Disons le tout net, ni Quentin ni Mathieu n’ont été véritablement à la hauteur là -dessus. A leur décharge, ce titre supplémentaire leur a été attribué en dernière minute, en raison des circonstances, alourdissant encore un programme déjà très chargé : ceci explique sans doute cela…
C’est au tour de Quentin de se lancer dans un duo avec un artiste. Avec Pascal Obispo, il nous offre une version assez dynamique d’ « Il suffira d’un signe » de Jean - Jacques Goldman. N’en déplaise à la délicieuse créature qui suit le prime à mes côtés (délicieuse mais néanmoins têtue comme un mule s’agissant d’un titre de Goldman) j’ai bien aimé cette prestation, pas géniale, certes, mais d’un niveau fort correct quand même.
Patrick Bruel nous offre ensuite un duo avec Mathieu sur son tube archi-entendu « Casser la voix ». Moment agréable, sans plus, Mathieu me semblant manquer d’un peu de punch pour vraiment m’embarquer dans cette chanson.
Retour de Quentin pour un duo avec Jenifer sur « Comme un hic », un de ces produits aseptisé et formaté pour faire un tube dont la jolie brune à la secret… Peu de chose à dire sur la prestation de Quentin là -dessus : c’est propre, net et sans bavure. Notre élève fait son travail avec application : c’est le mieux qu’il puisse faire sur un tel titre.
La partie de ping-pong entre nos deux finalistes se poursuit avec un nouveau duo pour Mathieu qui, avec Raphaël, nous offre un moment assez agréable sur « Caravane », même si l’on sent encore notre finaliste assez tendu, n’arrivant pas vraiment à se lâcher totalement.
Jusque là ce prime me semble assez quelconque : Mathieu semble tétanisé et Quentin à peine plus performant.
Heureusement, cela change avec le premier vrai bon moment de la soirée : le titre solo de Quentin sur « Angel ». Sur une chorégraphie déjantée de Kamel Ouali, Quentin nous fait le cadeau d’une belle performance vocale sur la très jolie chanson « Angel ». J’ai l’impression que le prime démarre enfin ! Il était temps…
Expérience musicale ensuite avec une tentative de mariage entre l’univers musical de David Guetta et de Peter Cincotti sur une reprise très particulière de « Love is gone », le titre phare de ce moment du DJ vedette. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre de musique mais je dois avouer que cette reprise m’a semblé intéressante et que Quentin, qui était également de la partie, m’a semblé parfaitement à l’aise dans cet univers.
Changement de style avec l’arrivée sur le plateau d’Isabelle Boulay, pour un medley de deux de ses titres. Tout d’abord, en compagnie de Quentin, qui assume avec brio ce changement d’univers, elle nous offre un joli moment sur « Parles-moi ». Ensuite, elle nous propose un titre tout récent, « Ton histoire » avec Mathieu, lequel, pour la première fois de la soirée, nous offre une belle prestation, semblant enfin se libérer.
C’est au tour de Mathieu de se voir offrir une prestation solo sur « I believe I can fly ». Sa bonne prestation avec Isabelle Boulay se confirme : Mathieu nous gratifie ici d’un excellent moment, plein d’émotion, de douceur et de sensibilité.
Jeremy, Lucie, Claire-Marie et Bertrand rejoignent les deux finalistes, avec lesquels il feront la tournée, pour une collégiale, plutôt réussie à mon sens, sur « Don’t let me understood ». Sympathique moment.
Retour de Patrick Bruel pour un très joli duo, tout en tendresse, sur « Vous », un titre inédit. Quentin, qui l’accompagne là -dessus fait preuve d’une belle assurance ce qui donne au tout une jolie impression de complicité.
Beau duo entre Mathieu et Quentin sur « Mon frère », tiré de la comédie musicale « Les dix commandements ». J’avoue, toutefois, ainsi que la délicieuse créature qui suit le prime à mes côtés, n’avoir pas vraiment vu le rapport entre le monde biblique et la mise en scène de type asiatique que nous présentait le tableau de Kamel Ouali sur ce titre…
Je passerais vite sur la « prestation » de M. Pokora sur un titre si inepte que j’estime qu’il vaut mieux ne pas écrire son nom, cela pouvant porter malheur d’évoquer les choses néfastes… Mathieu, embarqué dans cette galère, dont le naufrage n’est en rien sa responsabilité, fait ce qu’il peut, et le fait plutôt bien, mais ne peut pas transformer le plomb en or et rendre audible, l’inaudible…
Retour de Johnny Halliday, pour un duo avec Quentin sur la très belle chanson « Oh Marie ». A noter, la disparition du sigle « en direct », ce qui ne manquera pas de susciter moult polémiques de la part des amateurs du genre…. Quoiqu’il en soit, Quentin m’a un peu déçu sur ce titre, manquant d’une bonne dose puissance pour exister véritablement face à son partenaire.
Suit un très joli moment : un magnifique duo entre Pascal Obispo et Mathieu sur « Un homme heureux » de William Sheller. Excellente prestation de Mathieu, qui termine son prime en beauté par ce qui restera, à mes yeux, comme sa meilleure prestation, empreinte de puissance et de sensibilité très finement mêlée, de cette finale.
A ce stade, le prime est presque fini et pourrait se clôturer en 5 minutes… Mais la prod fait traîner les choses… Nous avons droits à deux moments promo – de Raphaël et de Johnny Halliday – et à d’interminables digressions « nikosiennes »
Chemin de croix qui nous amène, enfin, au dernier duo de la soirée, nos deux finalistes reprenant « Tant qu’on rêve encore » de la comédie musicale le « Roi Soleil ».
Non sans un ultime show – ce n’est pas pour rien que les Grecs ont inventés la tragédie – Nikos annonce ensuite les résultats.
Avec 52, 6 % des voix contre 47, 4 % Ã son adversaire, Quentin remporte la Staracademy 7 !
Résultat logique même si Mathieu, surtout dans la seconde partie du prime, est loin d’avoir démérité.
Quentin est apparu très ému par sa victoire, ce qui permettra à ses détracteurs de parler de « show »… Pour ma part, je pense qu’on ne contrôle pas vraiment ses réactions dans ces moment-là et que chacun à le droit d’exprimer ses émotions comme il le veut, ou, plus simplement, comme il le peut…
Espérons pour lui qu’il saura transformer pleinement l’essai que constitue cette victoire en terme de vente d’album et vaincra le signe indien qui, depuis deux, semble poursuivre les gagnants staracs dans ce domaine.
Quant à Mathieu, bon vent a lui aussi pour la suite.
Pour conclure, une finale qui a mis du temps à démarrer, avec un début poussif, mais qui, au final, n’a pas été trop désagréable.
Voilà qui termine cette série de résumé. Merci à ceux qui ont pris la peine de me lire et qui se sont manifesté pour exprimer leurs réactions.
Renaud
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