
*Karoui & Karoui Entertainment « font le pari d’une Star Ac de chez nous. Celui-ci est en passe d’être relevé avec succès.
*Point de presse donné par la talentueuse Alexia Laroche-Joubert, celle qui avait lancé le concept sur TF1. Elle vient apporter son savoir-faire
Alors, cette Star Ac Maghreb, elle en est où ? Voilà , elle arrive, bientôt on aura le plaisir de suivre le rêve de quatorze candidats maghrébins, dont un seul le verra se concrétiser et treize se briser.
Hier, à l’hôtel Sheraton Tunis, un point de presse s’est tenu avec M. Ghazi Karoui de Karoui&Karoui Entertainment, la grande boîte qui produit la première Star Academy des Maghrébins. Et surprise : Alexia Laroche-Joubert, directrice de la Star Academy française, est invitée pour parler de ce concept et répondre aux indiscrétions des journalistes…
Il a fallu attendre que Karoui&Karoui Entertaintment naisse pour qu’on voie une émission de télé réalité chez nous – ce qu’a fait Raouf Kouka il y a quelques années n’a pas répondu aux espérances. Un joli projet, ainsi on verra peut-être de vrais albums s’enregistrer chez nous et se commercialiser, avec de la qualité. Alexia Laroche-Joubert s’y connaît bien, depuis qu’elle est la directrice de la Star Academy France en 2001, elle a fait évoluer son émission, dont la qualité aujourd’hui, la sixième saison passée, est irréprochable. Avant de rejoindre TF1 en 1997, elle a travaillé avec Michel Denisot et Marc-Olivier Fogiel pour Télé Dimanche puis TV+. Elle a pris en charge également la Loft Story, et aujourd’hui elle est la présidente du groupe Endemol France.
Alexia est là pour porter main-forte avec son savoir-faire. « La Star Academy Maghreb est un beau projet, dit-elle, qui permettra de faire connaître et de découvrir tellement de jeunes talentueux… Je suis venue ici en visite, j’ai vu le Dar (ndlr : le « Château » devient « Dar » en Tunisie), et j’ai été émerveillée par la technologie qu’il y a ici, je n’ai pas vu de pareille en France ; en fait je suis jalouse, je me demande si finalement je ne vais pas venir travailler ici. Je pense que les élèves vont très bien vivre ensemble… Ce qui est bien, c’est que c’est différent, ils pourront chanter des registres différents, que ce soit du Raï ou de l’Andalou, on fera connaître la musique des uns aux autres… Ce sera un vrai moment intéressant de partage en musique. »
Les candidats viennent des cinq coins du Maghreb, plus les beurs résidant en France. Alexia a vu le casting, et elle décrit le moment où on leur annonçait qu’ils étaient pris : « Ce sont des gens très enjoués, modernes. Quand on leur annonçait qu’ils étaient sélectionnés, ils s’embrassaient les uns les autres, c’était très émouvant. C’est l’image d’un Maghreb uni et chaleureux, des candidats étonnants, très riches en musique, il y a même une jeune femme surprenante que j’ai tant eu envie de prendre, mais finalement ils me l’ont piquée. »
M. Ghazi Karoui s’est exprimé sur cette nouveauté. « Ce genre d’émission nécessite un savoir-faire énorme, que nous n’avons pas malheureusement, du point de vue techniciens… Ceci est un show différent, les primes nécessitent un grand travail, ce qui fait que nous avons dû former des équipes entières. Nous avons dû faire appel aux équipes françaises. » Et comme le dit Alexia, il s’agit ici de pérennité, il faut que cela dure dans le temps, par conséquent il est toujours indispensable de former une nouvelle génération. C’est un long processus, complexe, il y a par exemple les story-éditeurs, ce sont une quinzaine de personnes qui se relayent la charge de suivre 24h/24 la vie au sein du Dar, pour noter ce qui se passe pendant sept à huit heures, devant six écrans en même temps, avant qu’une autre personne ne prenne sa place et qui doit être briefée pour savoir où les choses en sont… tout cela afin d’afficher les commentaires et l’heure des scènes pendant la quotidienne. « Vous êtes des conteurs, dit Alexia, quelqu’un d’ici peut très bien faire ce travail-là . Déjà , il y a un véritable enthousiasme, c’est nouveau, c’est rythmé, c’est une aventure historique. C’est une nouvelle façon d’appréhender la télévision. »
On nous a fait voir une vidéo du casting, partout en Tunisie, en Algérie, au Maroc, en Libye, mais aussi en France où les beurs ont la chance de participer. Après quoi, on a visionné les étapes de construction du Dar qui va accueillir les élèves, et déjà , après près de trois mois, les murs sont peints… il reste quelques petites finitions. Le plus important dans un Dar, c’est la maîtresse… la directrice est enfin choisie, c’est la surprise que nous réservait Alexia : Khadija Mkacher est celle qui va faire la gentille et parfois la méchante, mais pour le bien de ses élèves. Elle est dans le domaine du cinéma, elle a été stagiaire dans plusieurs productions, après des études à Paris, elle a assisté à la réalisation de films tunisiens comme « Bent Familia » et « Les siestes grenadines », a travaillé pour la télévision privée, et depuis près de six ans, elle réalise des spots radiophoniques, et de publicité pour Karoui&Karoui. « Je recherche l’esthétique de l’image, nous confie-t-elle, j’ai réalisé des spots 35mm, des clips comme pour Latifa Arfaoui… Je suis un peu mélomane, en fait. Je pense que la Star Academy est une expérience très intéressante, puisque elle est d’abord maghrébine, et que nous recherchons la beauté de l’image. Ça ne m’a pas été évident de répondre ‘‘oui’’ quand la production m’a proposé d’être la directrice… C’est un immense boulot. »
Ce sont les candidats qui vont faire la différence entre cette Star Ac et les autres, libanaise et française. Ils ont été choisis, ils sont treize, ils recherchent encore la quatorzième « perle ». Il reste quelques petits détails techniques à régler, et on arrivera à voir le visage des candidats. Le succès de la Star Ac et sa continuité réside dans sa qualité, et si la Star Ac libanaise par exemple dure depuis quatre saisons, c’est que c’est réussi. « On essaiera d’être à la hauteur de la Star Academy française » nous confie M. Karoui. Il faudra également donner la chance au gagnant d’enregistrer un disque. Est-ce possible au Maghreb, en Tunisie ? Karoui&Karoui se charge de tout, il y aura une énorme diffusion, de la publicité, un grand travail… comme il faut. Et le piratage ? On essaiera de passer outre.
Une chaîne hertzienne a déjà été lancée en essai technique, « Nessma TV », et elle fonctionne plutôt bien. Les textos sont fonctionnels, ils sont reçus de partout du Maghreb, il reste seulement un petit pépin avec le serveur libyen. Encore quelques détails à régler, le corps enseignant n’est toujours pas définitif, le nombre total des candidats n’est pas encore atteint, ceux qui vont créer le scénario de cette aventure. On demande à savoir : les conflits culturels ? Pas de problèmes, ils communiqueront, quitte à parler en espéranto. La date de diffusion ? Probablement en février, on ne sait pas encore. Le coût global ? Une autre fois on saura combien exactement. Animatrice ou animateur ? On ne peut pas révéler, mais il ne sera pas tunisien. Ce qui est sûr, c’est que la Star Ac Maghreb est sur le bon chemin… croisons les doigts.
Khalil KHALSI

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